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Tribune de Laurence GARNIER : MOBILISATION DU 13 JANVIER

Dimanche 13 janvier, la « manif’ pour tous » rassemblera à Paris les opposants au projet gouvernemental d’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Depuis plusieurs semaines déjà, opposants et partisans de cette réforme, issus du monde politique, associatif ou bien simples particuliers, font entendre leurs voix pour faire valoir leurs arguments.

L’analyse de ces dernières semaines me suggère deux réflexions.

1) Une première question concerne la forme et pose la question suivante : est-il vraiment possible aujourd’hui en France, de débattre honnêtement et sereinement sur des questions de société ?

Le gouvernement a refusé d’ouvrir sur la question du mariage homosexuel un large débat de société. Il a choisi de faire porter le texte de loi par le ministre en charge de la Justice, et non par celui en charge de la Famille. A travers ce choix, le Premier Ministre voudrait faire croire aux Français qu’il ne s’agit que d’une simple question d’équité. Celui ou celle qui s’y opposerait serait donc favorable à l’injustice, tout simplement.

Plus grave, les partisans de ce projet de loi n’ont pas hésité, au cours de ces dernières semaines, à dénoncer la prétendue homophobie des opposants au mariage homosexuel – opposants parmi lesquels figurent pourtant en bonne place des associations de personnes homosexuelles. Rapidement, les uns se sont installés dans le rôle des « modernes » et des « progressistes », plaçant d’autorité les autres dans le rôle des « ringards » et des « intolérants réactionnaires ».

C’est sans doute cette idéologie simpliste qui autorise Madame Belkacem à soutenir ce projet devant les collégiens d’un établissement public, quand dans le même temps le ministre de l’Education Nationale et le Président de la République sermonnent les établissements privés pour que le débat « n’entre pas à l’école ».

Cet épisode gouvernemental est à rapprocher, au plan local, du déroulement des manifestations à Nantes. Alors que les opposants au mariage homosexuel ont été bloqués sur le cours Saint-Pierre, les partisans de la réforme, dix fois moins nombreux, ont pu défiler dans tout le centre-ville. Curieuse conception du débat, où seuls peuvent s’exprimer ceux qui soutiennent la réforme.

Ces dernières semaines ont donc démontré que la capacité de débattre librement et sereinement n’était jamais acquise et que l’intolérance n’était pas là où certains auraient souhaité la trouver. Ceux qui défileront dimanche ne sont ni pour l’injustice ni pour l’homophobie. Ils souhaitent simplement défendre leur conception de la famille et au-delà, leur idée de la société.

2) Ce qui me conduit à une seconde remarque sur le rôle du législateur. La mission qui lui est confiée est fondamentale : il s’agit de créer les conditions du « bien vivre ensemble ». A ce titre, sa priorité est de garantir, à travers les institutions, la stabilité de la société toute entière. Son objectif permanent doit être aussi de protéger les plus faibles et en particulier les enfants. De nombreux experts ont souligné, en dehors de toute idéologie, la nécessité pour la construction de l’enfant de ces deux repères affectifs et éducatifs. Comment imaginer de priver volontairement un enfant de l’amour exclusif qu’il ressent pour sa mère, et de l’admiration qu’il porte à son père ? Nous connaissons mal aujourd’hui les conséquences que pourraient avoir, pour ces enfants, le fait d’être privés de l’un de ces deux piliers. Nous ne pouvons que voir la souffrance des enfants qui, pour d’autres raisons, n’ont pas connu leur père ou leur mère et recherchent, souvent pendant de longues années, leurs racines et leurs origines. Alors pourquoi ne pas appliquer, comme nous savons si bien le faire comme dans tant d’autres domaines, un "principe de précaution" pour protéger les enfants ? Sur cette question qui touche aux fondements de notre société, il est en tous cas de la responsabilité de chacun d’entre nous de prendre le temps de mesurer les enjeux de la réforme proposée par le Gouvernement, et de se livrer à son propre jugement, sans céder aux sirènes du prêt-à-penser socialiste. Comme l’a souligné l’ancien Premier Ministre Lionel Jospin dans une tribune pour un grand hebdomadaire, « on peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs ».

Pour toutes ces raisons, j’appelle donc à une mobilisation la plus large possible dimanche prochain à Paris et invite tous les Nantais qui le souhaitent à se joindre au cortège pour défendre le bon sens face à l’idéologie.

Laurence GARNIER, Conseillère Municipale d’opposition de Nantes


IL RESTE ENCORE DES PLACES DANS LES CARS

Pour la grande mobilisation contre ce projet de loi le 13 janvier à Paris, il est encore possible de vous inscrire pour les cars au départ de Nantes La Baujoire (les autres cars étant complets) - Départ du parking de la Baujoire à 7 heures (retour vers 23 h 30)

Inscription obligatoire sur le site www.lamanifpourtous44.com jusqu’au vendredi 11 janvier