UMP 44

ACCUEIL > Tribune de Jérome GUIHO

Actualités

Tribune de Jérome GUIHO

Une année noire pour l’éducation

Jamais sous la Vème République, notre système éducatif n’avait été attaqué de manière aussi frontale. Rythmes scolaires, réforme du collège, apprentissage, bourses au mérite, 2015 restera dans les mémoires comme une année noire. Au mépris de ses promesses de campagne, François HOLLANDE abandonne et sacrifie la jeunesse dont il voulait pourtant faire une priorité. Retour sur un bilan accablant.

Rythmes scolaires : tous perdants !

Au bout d’un an, 74 % des enseignants du primaire et 82% des enseignants de maternelle jugent cette réforme négative. Pire encore, loin de produire les effets attendus, ils constatent comme les parents que les enfants sont fatigués.

Malgré la bonne volonté des communes pour mettre en place cette réforme, dans beaucoup de petites villes les moyens sont épuisés et les animateurs introuvables. Résultat : les inégalités territoriales se creusent.

Seule Najat VALLAUD-BELKACEM, empêtrée dans ses certitudes, continue à faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

La triste réalité, c’est que cette réforme est inutile et que tout le monde est perdant : enfants, parents, enseignants, contribuables.

Réforme du collège : la mise en pièce du modèle républicain

Le travail, l’excellence, le mérite ne font définitivement pas partie du vocabulaire et du logiciel du gouvernement socialiste. Dès lors, tout ce qui y contribue doit être cassé. Destinée à « lutter contre l’ennui des élèves », la réforme du collège n’est en fait motivée que par une idéologie égalitariste.

Suppression des classes bilangues en 6ème, appauvrissement des heures de Latin et de Grec, le gouvernement fait le choix du nivellement par le bas et confond égalité des chances et égalitarisme, culture générale et culture commune. Et ce ne sont pas les vieilles recettes habituelles qui consistent à créer 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale qui régleront les problèmes.

Absence totale de concertation, décret d’application publié au lendemain des mouvements de grève, en faisant le choix du passage en force la Ministre de l’Education a commis une faute lourde. Cet aveu de faiblesse illustre le profond malaise du gouvernement en panne d’arguments sur cette réforme qui n’a aucun sens.

Notre devoir est de poursuivre la mobilisation contre le dogmatisme forcené.

Apprentissage : François Hollande assassine l’emploi des jeunes

François Hollande a choisi : les contrats aidés plutôt que l’apprentissage. La baisse artificielle du chômage plutôt qu’une véritable qualification professionnelle pour les jeunes. 80% des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation mais les socialistes préfèrent créer des emplois publics précaires.

François Hollande joue la carte des contrats aidés car il a désespérément besoin de résultats sur l’emploi pour espérer briguer un 2nd mandat. Mais ce n’est pas un pansement sur une jambe de bois qui réglera les problèmes des 3,5 millions de chômeurs en France.

En supprimant les aides dès le début du quinquennat, les socialistes poursuivent leur entreprise de destruction de l’apprentissage. La France est désormais à la traine avec 3 fois moins d’apprentis qu’en Allemagne et 3 fois plus de chômeurs chez les jeunes de moins de 25 ans.

Bourses au mérite : le déshonneur des socialistes

Dernière trahison envers la jeunesse française, l’amputation des bourses au mérite sonne comme un véritable coup de grâce.

En diminuant de moitié cette aide accordée aux bacheliers boursiers les plus méritants, le gouvernement égratigne une nouvelle fois le système républicain dans ses principes les plus fondamentaux. Encore une fois, la méritocratie républicaine est anéantie pour satisfaire l’égalitarisme socialiste.

Il est urgent de rétablir la vraie justice dans notre système éducatif. C’est pour réhabiliter l’effort et le mérite que nous compenserons cette aide si nous remportons la région en décembre prochain.

C’est à l’école que tout se joue. Plutôt que d’aligner en catimini des réformettes idéologiques qui n’ont aucune ambition, la France doit engager la grande réforme de l’Education nationale. Réflexion sur les enseignements fondamentaux, lutte contre le décrochage scolaire, réflexion sur l’avenir du collège unique, priorité à l’apprentissage. Sur tous ces sujets, notre Mouvement doit faire des propositions concrètes pour engager avec les Français la mère des réformes autour de ce que doit être l’Education nationale.

Jérôme GUIHO, Délégué de la 10ème circonscription