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Transfert du CHU sur l’Ile de Nantes

La décision du transfert du CHU sur l’île de Nantes n’était plus, nous disait-on à Nantes, qu’une formalité. Tous les plans d’aménagement de l’île de Nantes tenaient pour acquis, depuis plusieurs mois déjà, ce transfert voulu par Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes, pour masquer l’échec de l’aménagement urbain de ce secteur de la ville.

Tous ceux qui ont pensé que l’arrivée de Jean-Marc Ayrault à Matignon permettrait de faciliter la validation définitive de ce dossier en seront pour leurs frais. Alors que le Gouvernement devait faire connaître sa décision concernant le transfert du CHU sur l’île de Nantes au mois de janvier 2013, les rumeurs actuelles laissent penser que la décision sera reportée au mois d’avril prochain.

Lorsque Xavier Bertrand, suite à la rencontre que nous avons eue avec lui au ministère de la Santé en mars 2011, avait demandé une étude complémentaire de l’IGAS sur ce dossier, Jean-Marc Ayrault avait pourtant souligné l’urgence de ce transfert et accusé les élus d’opposition de retarder la mise en oeuvre de ce projet.

Aujourd’hui, après 8 mois à Matignon, aucune décision n’a encore été prise et aucune décision ne sera prise avant le mois d’avril prochain, soit près d’un an après la prise de fonction de Jean-Marc Ayrault ! Le dossier est-il si bon, si bien construit et si viable aux niveaux sanitaire et financier, pour que tant de temps soit nécessaire à une décision ministérielle ?

Rappelons simplement que le CHU nantais, à vocation interrégionale, attire une patientèle qui à 59% vient de l’extérieur de l’agglomération nantaise et à 85%, de l’extérieur de Nantes. L’établissement hospitalier génère à lui seul (personnels et patients confondus) 12.000 déplacements par jour ! Ces quelques chiffres devraient suffire à interroger nos décideurs sur la pertinence d’implanter le nouvel établissement au milieu d’une île, dans une ville-centre déjà saturée.

Enfin, l’Institut de Cancérologie de l’Ouest a redit très récemment son opposition à un potentiel déménagement de l’établissement, qui a réalisé ces dernières années des investissements considérables, et qui bénéficie de surcroît de la proximité géographique du Cyclotron, fondamentale pour les traitements proposés aux patients de l’ICO. Sans cet établissement, le regroupement des structures hospitalières sur l’île de Nantes perd une grande partie de sa pertinence. Il est encore temps d’étudier la faisabilité d’un transfert de l’ensemble des structures sur le site Nord, où sont déjà présents l’hôpital Laënnec, l’ICO, et un grand nombre d’équipements et d’entreprises de recherche médicale.

La question du transfert du CHU constitue un dossier majeur pour l’avenir de notre ville, que je continuerai à suivre avec mes collègues du groupe "Ensemble pour Nantes". Les Nantais ont le droit de savoir où en est ce dossier particulièrement structurant pour l’aménagement urbain de notre ville et de l’agglomération pour les dizaines d’années à venir.

Laurence GARNIER, Conseillère Municipale d’opposition et les élus du Groupe Ensemble pour Nantes