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TRIBUNE D’ANDRE TRILLARD

« Mobilisation des sénateurs en faveur de l’apprentissage pour redonner à la Loi Travail la possibilité de lutter contre le chômage »

Sur fond de climat social délétère, le Sénat a entamé lundi 13 juin, l’examen le projet de Loi « Travail ».

Tout est dit, et surtout n’importe quoi, sur la tonalité « ultra libérale » que notre assemblée s’apprête à donner à ce texte.

A y regarder de près, rien n’est plus faux !

A l’approche dogmatique du gouvernement, enlisé dans ses contradictions, piégé par ses voltefaces, et plus que jamais otage de ses ex alliés et de la CGT, le Sénat oppose un objectif prioritaire : faire de ce projet de loi un véritable instrument de lutte contre le chômage.

Comment ?

D’abord, de façon pragmatique, en retenant et renforçant les (rares) dispositions porteuses pour l’emploi qui en restent aujourd’hui …

Ensuite en corrigeant ses manques, ce qui consiste notamment à cibler toutes les entreprises et non pas seulement la minorité d’entre elles que constituent les grandes.

J’en veux pour preuve un exemple tout à fait emblématique : celui de l’apprentissage, dispositif que nous sommes nombreux dans ce pays à plébisciter comme un excellent outil de formation, car directement connecté sur les besoins des entreprises et sur les réalités de métiers en perpétuelle évolution.

Or, non seulement le projet de loi El Khomri, ne prévoyait aucune proposition de fond en faveur de l’apprentissage, mais qui plus est, une disposition importante - l’assouplissement des dérogations à la durée maximale de travail des apprentis de moins de 18 ans, indispensable pour leur permettre de travailler sur le même rythme que leur maître d’apprentissage - avait été « passée à la trappe », avant même l’examen du texte par l’assemblée …

A l’initiative de notre collègue Michel FORISSIER, l’un des rapporteurs de ce texte au Sénat et lui-même ancien apprenti, la commission des Affaires sociales a intégré 15 nouveaux articles organisant la mise en oeuvre d’une véritable politique nationale de l’apprentissage, définie en lien étroit avec les régions, une coopération entre l’Éducation nationale et les entreprises avec des modalités simplifiées pour les entreprises et les jeunes, le tout inspiré du modèle allemand et autrichien, dont chacun connait les résultats plus enviables que les nôtres en matière d’emploi des jeunes et d’emploi tout court.

Ce choix s’inscrit évidemment en complète contradiction avec le projet de RSA « jeunes », dont même Martine Aubry, peu suspecte de complaisance avec la droite, a dit "Il vaut mieux donner un boulot à des jeunes plutôt que leur donner une allocation d’assistance".

En fait, disons dès maintenant : ce qui restera des mesures proposées par le Sénat dans le texte adopté « au final » portera témoignage de la volonté réelle du gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent pour en finir avec le chômage.