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Session du Conseil Régional du 17 octobre


INTERVENTION DE M. FRANCK LOUVRIER, VICE-PRESIDENT DU GROUPE LES REPUBLICAINS


Madame la Présidente, mes chers collègues,

Vous me permettrez, au nom du groupe Les Républicains, d’avoir une pensée après la disparition de l’ancien président de la République, Jacques Chirac. Certains d’entre vous l’ont bien connu et je souhaitais adresser ici à sa femme, à sa fille, nos plus sincères condoléances.

Je ne vais pas revenir sur les éléments développés par Laurent Dejoie dans le cadre du débat d’orientation budgétaire.

Vous l’avez entendu comme moi et vous pouvez le constater tous les jours, la Région va mieux, va bien.

Les efforts auxquels nous avons consentis payent.

Les finances de la Région sont redressées.

Notre collectivité a ainsi retrouvé une gestion saine et crédible. Ce sérieux budgétaire de la Région a d’ailleurs été salué par l’agence indépendante Standard & Poor’s, nous permettant de regagner la note maximale AA.

Je souhaiterais juste rappeler quelques faits à l’opposition de gauche qui, nonobstant les résultats des élections de décembre 2015, nous explique, session après session, ce que nous devrions faire. C’est vrai que votre bilan était exceptionnel… Tellement exceptionnel que près des 2/3 des Ligériens ont souhaité le changement et ne pas vous reconduire après 11 ans aux responsabilités.

Tout comme eux, nous savons que vos recettes ne fonctionnent pas et je voudrais simplement vous appeler à davantage d’humilité.

-  Vous avez fait exploser les impôts, nous avons refusé de les augmenter : chacun son ADN ! ;
-  Vous avez multiplié la dette par 3, nous avons diminué très fortement le recours à l’emprunt dès 2016 ;
-  Vous aviez lancé des projets sans pour autant inscrire les financements, en multipliant les retards de paiement, nous avons assumé cette « dette cachée » et nous nous sommes engagés dans une démarche de certification de nos comptes pour renforcer la transparence souhaitée par nos concitoyens ;
-  Vous avez laissé le chômage grimper, nous avons fait de l’emploi la priorité des priorités et nous sommes redevenus la Région de France avec le plus bas taux de chômage ;
-  Vous étiez responsable du décrochement ferroviaire de la région avec une fréquentation en baisse de 5%, record national, entre 2013 et 2014, nous regagnons des parts de marché année après année ;
-  Vous refusiez, uniquement par accords politiciens, le financement de nouvelles opérations routières, alors même que près de 3 ligériens sur 4 utilisent leur voiture pour aller travailler, nous avons choisi d’y consacrer 115 millions d’euros afin de permettre le déblocage de dizaines de projets et le désenclavement des territoires ruraux ;
-  Vous avez, par pur dogmatisme, abandonné l’apprentissage, nous avons fait des Pays de la Loire le leader français en la matière car nous croyons profondément à cette voie d’excellence. J’y reviendrai.

Voilà votre bilan et voici notre action, que nous voulons utile et efficace. Par ailleurs, je voulais revenir sur la rentrée et notamment la politique des transports scolaires que vous avez cru utile de dénoncer. Tout cela, ce sont les conséquences directes de la loi NOTRe votée sous la présidence Hollande (un homme que vous avez bien oublié…) réforme tant décriée depuis.

Car c’est bien cette loi qui nous a transféré la compétence du transport scolaire. C’est cette loi qui a nécessité l’harmonisation des services, qui étaient organisés de manière complètement différente, dans nos 5 départements. Et de cette loi, votée par vos amis politiques, vous ne voulez retenir que des problèmes d’application et non les bénéfices.

Car de cette harmonisation, nous avons choisi d’en faire une opportunité pour les familles ligériennes. Pour cela nous avons donc consenti un effort budgétaire conséquent qui a permis une baisse des tarifs pour 90 % d’entre elles.

C’est avec la même détermination que nous avons poursuivi cet effort à l’endroit des familles à propos des manuels scolaires. Voici encore une réforme décidée par un Gouvernement sans études préalables, décidée dans l’urgence et avec a un impact considérable sur les territoires.

Car la réforme des lycées, engagée par le Gouvernement, a notamment pour conséquence la révision complète des programmes scolaires, ce qui entraîne le changement complet de l’ensemble des manuels. En votant leur gratuité pour cette rentrée, nous investissons près de 15 millions d’euros pour que les familles ne soient pas les victimes, une fois de plus, de la politique jacobine du Gouvernement. Car nous sommes aux côtés des familles. Ce n’est pas le cas de toutes les régions françaises.

Aujourd’hui le Gouvernement n’envisage les territoires que comme des opérateurs de sa politique, donnant et reprenant les compétences à son bon vouloir, même quand ça marche.

C’est le cas de l’apprentissage. L’Etat nous reprend la compétence, nous reprend des moyens financiers, à travers la péréquation, et tente au passage de s’approprier nos réussites.

Les Pays de la Loire sont en effet la Région leader avec + 24% d’apprentis depuis 2016 et 172 nouvelles sections par apprentissage rien qu’à cette rentrée. Cette réussite n’est pourtant en aucun cas liée à la réforme gouvernementale. Et pour cause, elle ne sera appliquée qu’à compter du 1er janvier 2020. Par ailleurs, elle soulève déjà de très nombreuses inquiétudes aux acteurs qui vont devoir l’appliquer : financement, maintien du maillage territorial, maintien des aides financées par la Région…

En Pays de la Loire, nous avons fait le choix de maintenir l’ensemble de nos dispositifs d’aide (hébergement, gratuité des manuels scolaires, transports, …) et de nos financements cette année, quand d’autres régions les ont d’ores et déjà stoppés. Mais qu’en sera-t-il demain ? Très concrètement, cette réforme risque d’aboutir à un système d’apprentissage à deux vitesses selon les CFA et les territoires.

Le Gouvernement s’attribue donc les résultats qui ne sont pas les siens, ceux du Plan de relance régional de l’apprentissage, que vous avez initié, Madame la Présidente, avec tous les acteurs du territoire.

Plutôt que de s’attribuer les réussites des autres, la Ministre devrait agir pour rassurer les acteurs et ne pas briser la dynamique que nous avons réussi à impulser dans la région, avec les jeunes, les entreprises et les CFA.

Réforme des lycées, réforme fiscale qui s’annonce à nouveau dans la précipitation, autant d’exemples d’une politique verticale qui ne respecte pas les territoires et dont la visée est « courtermiste ».

Je pense aussi à l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Le Gouvernement a abandonné le projet dans le seul but de donner des gages à Nicolas Hulot. Cela ne l’aura fait rester que quelques mois supplémentaires mais ne l’empêche pas de toujours nous donner des leçons ! Cette décision a, dès à présent, des conséquences désastreuses à la fois pour notre territoire mais aussi pour l’Etat de droit. Ainsi, dorénavant, dès qu’un grand projet structurant sera lancé, il sera contesté par la force. C’est déjà le cas à Brétignolles en Vendée. Le laxisme d’Etat aura ainsi raison à l’avenir des grands projets d’infrastructures.

Je terminerai mon propos par un chiffre : 54.

C’était le nombre d’élus régionaux membre de la majorité en décembre 2015 avec Bruno Retailleau. Et 4 ans après, c’est le nombre d’élus rassemblés derrière Christelle Morançais.

Cette stabilité, aucun autre groupe politique ne peut s’en vanter dans cette assemblée, chacun d’entre vous ayant été frappé par la recomposition politique et même pour certain par « un éparpillement façon puzzle » comme disait Michel Audiard !

S’il y a donc bien une force politique solide et unie dans notre assemblée régionale, c’est la nôtre ; c’est celle de la droite et du centre réunie autour de sa Présidente et du projet que nous avons bâti et que nous mettons en œuvre chaque jour pour l’avenir de notre région et de ses habitants.

Je vous remercie.