UMP 44

ACCUEIL > Sécurité des Français

Actualités

Sécurité des Français

Hamon : le laxisme à tous les étages

Constat : M. Valls a échoué à protéger les Français, mais au moins pouvait-on lui reconnaître un discours ferme sur l’ordre et l’autorité. Benoît Hamon, lui, incarne le retour aux dérives les plus gauchisantes en matière de sécurité.

• Police de proximité : le retour d’une vieille lune
- BH voit dans « le retour à la police de proximité » la « principale solution »1 aux problèmes de nos banlieues. Comme si transformer les policiers en travailleurs sociaux ou en animateurs organisant des tournois de foot dans les quartiers pouvait mettre fin à la violence des bandes !


- La mise en place d’une police de proximité par L. Jospin a pourtant été un échec total : alors même que les effectifs de police augmentaient, la délinquance a explosé ! F. Hollande et M. Valls se sont d’ailleurs bien gardés d’y revenir. Mais BH préfère l’idéologie au réel.

• L’approfondissement de la politique pénale de Taubira
- Pour Benoît Hamon, « ce n’est pas en construisant de nouvelles places de prison que l’on réglera le problème »2.

Selon lui, « l’alternative à la détention est le meilleur moyen »3 d’éviter la récidive : il veut éviter la prison aux délinquants, leur assurant une totale impunité ! La gauche a pourtant reconnu (circulaire Urvoas) l’échec total de cette politique pénale.


- BH souhaite avant tout améliorer les conditions de détention et concentrer les efforts sur les services d’insertion et de probation : pour lui, les délinquants sont avant tout des victimes.

L’angélisme sur la lutte contre le terrorisme
- BH propose « d’en finir à court terme avec l’état d’urgence »4, alors que la menace terroriste reste à un niveau très élevé.
- BH est l’un des 22 députés PS à avoir refusé de voter la loi de lutte contre le terrorisme de juin 2016 : il a donc refusé de voter la perpétuité réelle et le durcissement des aménagements de peine pour les terroristes, ainsi que la création d’un délit de consultation des sites djihadistes et de séjour sur des zones étrangères d’opérations terroristes. Quelle coupable faiblesse !

La suspicion permanente contre la police
- BH instrumentalise l’affaire Théo pour s’en prendre à la police une nouvelle fois, l’accusant à demi-mot d’être gangrenée par le racisme. Cette accusation est aussi indigne que dangereuse : les policiers font simplement leur métier, et si « beaucoup d’habitants des quartiers redoutent la police »5, c’est hélas qu’on y trouve de nombreux délinquants… Sa volonté de mettre en place un récépissé lors des contrôles d’identité pour « mettre fin aux contrôles au faciès »6 et lancer « un grand plan national de formation des agents de police et de gendarmerie pour lutter contre les préjugés et les discriminations » n’a pas de sens : si les habitants de certains quartiers sont contrôlés plus fréquemment, c’est que la délinquance s’y concentre.

- Alors que le contexte budgétaire contraint impose d’utiliser au mieux nos forces de l’ordre, Benoît Hamon ne trouve rien de plus utile que d’affecter un millier d’agents à une « police des discriminations » vouée à prévenir les discriminations à l’embauche ou lors de la recherche d’un logement. Pour BH, la police doit combattre les discriminations plutôt que la délinquance. Enfin, pas toutes les discriminations : l’exclusion des femmes des cafés de certaines cités ne lui pose aucun problème…

• La légalisation du cannabis
- Pour BH, dont la circonscription est gangrenée par le trafic de stupéfiants, puisqu’on ne parvient pas à éradiquer le cannabis, il faut l’autoriser : étrange raisonnement – pourquoi ne l’applique-t-il pas à la cocaïne ou à l’héroïne ?
- Les graves dangers du cannabis sont bien connus. Le légaliser, comme aux Pays-Bas, augmenterait la consommation, et pousserait ceux qui recherchent l’interdit à se tourner vers des drogues plus dures, avec de graves conséquences qu’on imagine pour la santé publique.

=======
- 1 Les Inrocks, 14 février 2017.
- 2 Conférence de presse du 18 décembre 2016.
- 3 Le Parisien, 19 janvier 2017.
- 4 Programme disponible sur le site du candidat.
- 5 Les Inrocks, 14 février 2017.
- 6 Programme disponible sur le site du candidat, comme toutes les citations qui suivent.


Sécurité : Emmanuel Macron n’est pas crédible

Constat
 : E. Macron, qui avait jusqu’ici largement évité de parler de sécurité, a consacré toue une interview (Le Figaro 16/02) à cette question. Mais sur ce sujet comme sur tant d’autres, c’est le zigzag et le flou. On trouve tout et son contraire chez EM, les déclarations et les propositions laxistes voisinent avec des coups de menton sécuritaires. EM n’a aucune crédibilité pour lutter contre la délinquance.
- EM n’est pas le candidat de la tolérance zéro, mais celui de la cohérence zéro !

• La police de proximité : le retour d’une vieille lune de gauche
- EM défend à longueur de discours, de tribune et d’interview son idée d’une « police de la sécurité quotidienne » calquée sur la police de proximité des années Jospin, dont on sait le bilan désastreux : malgré la hausse des effectifs, une augmentation de la délinquance de 10% ! La droite a recentré la police sur son coeur de métier, ce qui a permis de faire baisser la délinquance de 17% de 2002 à 2012.


- C’est une insulte aux policiers que de faire croire qu’ils n’assurent pas déjà cette sécurité au quotidien. La police travaille déjà en étroite concertation avec les acteurs locaux, mais elle n’a pas vocation à s’y substituer : son rôle n’est pas d’organiser des tournois de foot ou de faire des relations publiques, mais de faire respecter l’ordre et la loi.


- Si la police, dont 86% des Français ont une bonne image (sondage BVA du 17 juin 2016), fait l’objet d’un violent rejet dans certains quartiers, c’est tout simplement qu’elle y dérange les trafics et ceux qui en vivent, qui n’hésitent pas à instrumentaliser la population.


- EM renverse les responsabilités. Les insultes et les agressions dont sont victimes les policiers quand ils interviennent dans certaines zones doivent interroger sur le déficit d’éducation, d’autorité et d’intégration dans ces quartiers, pas sur l’attitude de la police à leur égard ou les modalités de sa présence dans ces quartiers ! Pour rétablir la sécurité publique, il faut d’abord mettre fin aux zones de non-droit. Rappelons que dans certains quartiers les pompiers et les forces de police ne peuvent plus intervenir sans les CRS.

De l’angélisme à la tolérance zéro : Macron, candidat de la cohérence zéro !
- Dans son livre Révolution, EM ne remet aucunement en cause la politique pénale laxiste de C. Taubira. Il propose même d’aller plus loin en faisant ce terrible aveu d’échec s’agissant de la lutte contre la délinquance : « La réponse politique classique est de se prévaloir d’une intransigeance permanente et générale. C’est évidemment une illusion »1.


- Mais dans une interview au Figaro (16/02), EM slalome de nouveau. Il se fait maintenant le chantre de la « tolérance zéro à l’égard de la délinquance », et veut la fin des aménagements de peine automatiques et propose de construire 15000 places de prison… Il se dit désormais opposé à la dépénalisation du cannabis, qu’il défendait dans Révolution. Bref, il s’aligne sur ce que défend la droite depuis le début. Qui croire ? Le Macron du livre, ou le Macron des interviews ? Et quelle crédibilité accorder à ce slalomeur professionnel ?


- Quant à l’idée d’interdire à une personne de fréquenter la zone où elle commet ses méfaits, elle révèle sa méconnaissance du sujet : l’interdiction de séjour existe depuis 1955 ! Il faut simplement faire appliquer cette possibilité, comme le veut François Fillon.


- Ce flou est d’autant plus inquiétant qu’EM s’oppose à la suspension des allocations familiales pour les parents de délinquants, et au retour des peines plancher, seule garantie de sanction pour les voyous.


- La lutte contre l’impunité est un tout cohérent, pas un catalogue dans lequel on peut piocher de temps en temps pour enfumer les électeurs !

====
- 1 P193 de son livre « Révolution »