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Rythmes scolaires : ajourner la réforme à 2014

Alors que les syndicats de l’ACCOORD, association qui gère les centres de loisirs ont appelé à la grève mercredi dernier, en raison de la réforme des rythmes scolaires qui devrait faire évoluer l’organisation des accueils de loisirs, Sophie Jozan et les élus du groupe Ensemble pour Nantes rappellent leur proposition de repousser sa mise en place à la rentrée 2014.

En effet, aujourd’hui parmi les 5 grandes villes françaises, seule Toulouse a choisi de basculer dès septembre 2013. Lyon, Marseille et Nice ont préféré attendre 2014. Récemment Roland Ries, le Maire de Strasbourg, a indiqué qu’il allait repousser à l’année prochaine l’instauration de la semaine de 4 jours et demi, jugeant sa mise en œuvre précipitée. Et, la maire de Lille, Martine Aubry, a annoncé souhaiter « prendre le temps de la concertation ». Cette décision est d’autant plus capitale qu’il s’agit de l’ancienne Première Secrétaire du PS et que Vincent Peillon avait indiqué en février qu’il fallait attendre de voir ce qu’allait faire Lille face à l’hésitation de plusieurs agglomérations.

C’est un véritable désaveu pour le Ministre de l’Education Nationale, alors que la liste des agglomérations appliquant la réforme en 2014 s’allonge : Lyon, Marseille, Nice, Strasbourg et à présent Lille, mais aussi Montpellier, Bordeaux, Metz, Le Havre, Toulon…

Pour les élus du groupe Ensemble pour Nantes la question des rythmes est une problématique très importante. En effet si cette réforme est faite dans l’intérêt des enfants, elle impacte l’ensemble de la société : les enseignants, les parents, les clubs sportifs, les associations culturelles, les collectivités, les entreprises…

Cette réforme doit donc se faire dans la discussion, le débat et la négociation avec l’ensemble des partenaires. Mais elle suscite beaucoup d’inquiétudes et de mécontentements. Michel Destot, président de l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et maire (PS) de Grenoble, expliquait récemment les réticences de nombreuses villes à appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Car pour être prêtes à la rentrée, les communes vont devoir travailler d’arrache-pied et elles craignent en effet toujours de ne pas recevoir de l’Etat les moyens indispensables.

Les élus du groupe Ensemble pour Nantes rappellent également que cette réforme aura un impact considérable sur les finances de la ville. Celui-ci est évalué à 2,5 millions d’euros par an pour les 17.000 enfants inscrits dans les écoles publiques de la ville de Nantes. Mais aujourd’hui, rien n’est prévu dans le budget de la ville de Nantes.

L’AMGVF évalue le coût de la réforme à 150 euros par an et par enfant, soit un total de 600 millions d’euros pour l’ensemble des communes. Or l’Etat n’a prévu que 250 millions d’euros dans le fonds d’amorçage de la réforme, auxquels il faut ajouter des dotations supplémentaires pour les communes les plus en difficulté. On est donc très loin du compte, d’autant que l’Etat vient d’annoncer que les dotations globales aux collectivités locales vont baisser de 3 milliards d’euros pour 2014 et 2015.

A Nantes aujourd’hui, les enseignants, les parents d’élèves et l’ACCOORD demandent le report de cette réforme à 2014. Pour les élus du groupe Ensemble pour Nantes, il est donc primordial d’attendre 2014 pour appliquer cette réforme et laisser le temps nécessaire à sa bonne application.

Sophie JOZAN et le Groupe Ensemble Pour Nantes