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Quelques chiffres sur le chômage

UN CHOMAGE TRES PREOCCUPANT

1.LES CHIFFRES DU CHÔMAGE ONT ATTEINT UN PIC HISTORIQUE

En mars, pour le 23ème mois consécutif, le chômage a connu une nouvelle augmentation. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité en métropole a bondi avec 3,224 millions d’inscrits (soit + 36 900 en un mois), et dépasse le triste record de 1997 de 3,195 millions. Sur un an, il progresse de 11,5 %. Au total, le France compte 5,034 millions de chômeurs (catégorie A, B et C et DOM compris). Les plus de 50 ans et les moins de 25 ans sont les plus touchés par la hausse du chômage. Le taux de chômage des seniors s’élève à 20,6% en mars 2013 contre 19,7% en mars 2012. La progression du chômage de longue durée se confirme, avec plus de 2 millions de chômeurs de longue durée soit 23 000 de plus que le mois précédent. En Europe, le taux de chômage s’élève à 12% dans la zone euro et 10,9% dans l’UE.

2.UN DEFICIT DE L’ASSURANCE CHÔMAGE PREOCCUPANT

Dans son rapport publié le 22 janvier dernier, la Cour des comptes s’inquiète de la situation financière de l’assurance chômage qui s’est dégradée au cours des dernières années et de la soutenabilité de l’indemnisation chômage qui est aujourd’hui remise en cause en raison du maintien du chômage à un niveau élevé. Face à l’explosion du chômage, les cas particuliers se multiplient et la complexité du régime d’assurance chômage s’accroit et pousse les demandeurs d’emploi à des actes de détresse. Selon la Cour des comptes, la situation financière de l’assurance chômage est fragilisée par la crise ce qui met en cause la soutenabilité du régime. Le déficit pour 2013 serait de 5 Md€, soit 13% des dépenses du régime. L’endettement pourrait s’élever à 18,5Md€ en 2013 soit près d’un point de PIB. La Cour des comptes pointe également le déficit du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle qui s’élève à 1Md€ au bénéfice de 3 % des demandeurs d’emplois. Par ailleurs, le régime d’assurance chômage a perdu de son efficacité en termes de couverture des demandeurs d’emploi. Le nombre de personnes indemnisées rapporté aux demandeurs d’emplois s’est réduit (du fait de l’arrivée en fin de droits d’une part élevée de chômeurs). L’indemnisation au titre de « l’activité réduite » s’est accrue. Le risque est de voir cette indemnisation devenir un complément de revenu destiné à des salariés durablement précaires. La Cour des comptes propose de baisser le taux de remplacement des indemnités les plus élevées, d’instaurer une modulation du taux de cotisation pour pénaliser les employeurs qui ont le plus recours aux contrats précaires et de remédier à la dérive du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle.

EN CONCLUSION :

→ Depuis son arrivée à l’Elysée, François HOLLANDE n’a fait que dévaloriser le travail, contribuant de fait à la hausse du chômage : taxation des heures supplémentaires, abrogation de la TVA anti-délocalisation, augmentation du coût du travail pour permettre un retour partiel de la retraite à 60 ans, matraquage fiscal…

→ Selon Patricia FERRAND, vice-présidente de l’Unedic, « la complexité des règles reflète celle du marché du travail ». Il faut donc tendre vers une simplification du code du Travail, et encourager la négociation dans les entreprises, tel est le sens des propositions formulées dans le cadre de la Convention de l’UMP sur le travail du 25 avril dernier.

→ Face à l’urgence de la situation, le Président de la République ne propose qu’une médiocre « boîte à outil ». Malgré leur coût prohibitif, emplois d’avenir et contrats de génération ne pourront suffire à redresser la barre du chômage. Le contrat de génération va favoriser les effets d’aubaine : les entreprises qui ne souhaitent pas embaucher ne se laisseront pas convaincre par l’aide financière de l’Etat, surtout en période de crise. Ce sont celles qui auraient de toute façon embauché qui vont en profiter. Comme dans le cas des emplois d’avenir, on est dans une conception de l’emploi où c’est à l’Etat d’aider les entreprises à embaucher ou à maintenir de l’emploi.

→ Pour lutter contre le chômage, le Gouvernement préfère la « mise sous perfusion » de la Jeunesse au lieu d’investir sur la formation professionnelle, véritable passeport vers l’emploi pour les jeunes et les demandeurs d’emploi sur le long terme.

Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental par intérim