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Philippe Boënnec se prononce contre les remises de peines "automatiques"

Au 1er janvier 2011, on dénombrait 61000 personnes détenues. Même si aucune réduction de peine n’est accordée automatiquement, ces réductions de peine sont aujourd’hui largement octroyées dans notre pays. Ce caractère quasi-automatique leur fait perdre toute utilité et constitue une atteinte au principe de Justice.

Il en existe deux catégories : le crédit de réduction de peine, accordé aux détenus et retiré seulement en cas de mauvaise conduite, et la réduction de peine supplémentaire pour les détenus qui fournissent des efforts sérieux de réadaptation sociale. Ainsi au total, un prisonnier « modèle » peut donc accumuler jusqu’à 5 mois de remise de peine par an, et ce indépendamment des aménagements de peine !

Aujourd’hui, on peut dire que ce mécanisme est devenu une véritable variable d’ajustement qui permet de maîtriser la surpopulation des prisons. Il n’est pas « normal » d’accepter que la quasi- totalité des condamnés n’accomplissent qu’une partie de la peine prononcée à leur encontre, et ce sans distinction d’effort. Savoir dès le jour même de sa condamnation que le détenu ne fera pas l’intégralité de sa peine est scandaleux dans un état de droit.

Avec plusieurs de mes collègues députés, nous plaidons pour la suppression des remise de peine pour les détenus condamnés pour des faits graves et qui se trouvent en situation de récidive. Cela permettrait d’encourager véritablement la bonne conduite et la préparation à la réinsertion auprès des détenus qui pourraient bénéficier, en fonction de leur comportement, des réductions de peine supplémentaire et des aménagements de peine.

La protection des biens et des personnes doit être une des valeurs essentielles de la République. Cette suppression des réductions de peines automatiques permettrait aussi de soulager les services de police, de gendarmerie, de justice car 50% des délits et des crimes sont commis par 5 à 10% de délinquants récidivistes.