UMP 44

ACCUEIL > Newsletter > Information ponctuelle > Intervention de Franck Louvrier

Information ponctuelle

Intervention de Franck Louvrier

Conseil régional des 16 et 17 décembre 2020

Chers amis,

Veuillez trouver ci-dessous l’intervention de Franck Louvrier prononcée lors du conseil régional qui s’est tenu en visioconférence les 16 et 17 décembre 2020, au cours duquel la Région des Pays de la Loire a adopté un budget anti-crise historique.

« Madame la Présidente, mes chers collègues,

Il y a 5 ans presque jour pour jour, les Pays de la Loire changeaient de majorité. La droite et le centre, rassemblée, sous l’impulsion de Bruno Retailleau reprenait en main le destin d’une Région malmenée par 11 ans de gestion socialo-écologiste.

Vous me permettrez de m’y attarder quelques instants, non pas pour rappeler à la majorité un doux souvenir, mais simplement pour remettre les pendules à l’heure car parfois les mémoires sont courtes et je vois que certains sont frappés d’amnésie en parlant de manque de crédibilité et d’absence de lucidité.

Je me rappelle dans quel état nous avons retrouvé la Région ; j’étais dans l’opposition et à la commission des finances. Je voudrais donc remettre les choses à leur place et l’église au centre du village si vous me permettez cette expression car c’est bien la première fois que je vois l’opposition d’aujourd’hui se soucier des finances publiques.

En effet, il y a 5 ans, les Pays de la Loire étaient en perte de vitesse avec toujours plus de dépenses inutiles, toujours plus de taxes et de dettes, toujours plus de chômeurs et une perte d’influence telle que même avec un Président de la République de la famille politique de la majorité régionale de l’époque – François Hollande pour ne pas le citer -, nous avions le pire CPER de France (un Ligérien valait deux fois moins qu’un habitant de Poitou Charente aux yeux de l’Etat socialiste).

Comme disait Olivier Guichard, « On ne se méfie jamais de son passé ». Le passé c’est vous, ou plutôt devrais-je dire le passif.

Ainsi une fois aux responsabilités, nous avons découvert la dette cachée qui a profondément impacté la situation financière de notre collectivité.

Il était alors de notre responsabilité de sortir du socialisme pour remettre en état les finances publiques et ne pas faire peser sur les générations futures vos errements budgétaires. Notre stratégie reposait sur 4 piliers principaux pour mettre en œuvre notre ambition pour les Pays de la Loire :

- Maîtrise des dépenses publiques sans renier sur la qualité des services publics : notre région est ainsi la 1ère région de France pour les dépenses de fonctionnement par habitant, avec notamment depuis 2015 : • La baisse des dépenses des moyens généraux de 37 %, • La baisse des dépenses de communication de 35 %.
- Un recours à l’emprunt tenable,
- Une capacité de désendettement raisonnée : nous avons obtenu le recul de l’encours de la dette sans pour autant renoncer à un niveau d’investissement significatif (1 889 M€ entre 2016 et 2019),
- Le refus du recours au levier fiscal pour ne pas peser sur le pouvoir d’achat des Ligériens.

Cette gestion sage et raisonnée des deniers publics, nous a permis d’améliorer fortement notre situation financière, d’obtenir la note maximale de l’agence de notation Standards and Poors annoncée ce matin et surtout d’avoir la capacité d’agir au moment où les Ligériens en ont besoin, sans mettre nos finances en péril, comme l’a démontré Laurent Dejoie.

C’est toujours la même histoire, quand la droite panse, la gauche dépense.

Tout cela était essentiel, je le répète, car ce sont ces efforts qui nous permettent de voter ce budget exceptionnel lors de cette session historique :

- Exceptionnel, par ses chiffres et notamment son volume d’investissement ;
- Exceptionnel, parce que nous ne renonçons à aucun de nos engagements et poursuivons le déploiement de nos politiques publiques ;
- Exceptionnel, parce qu’avec ce budget nous poursuivons à préparer la région de demain.

Cette session budgétaire, c’est donc celle de tous les records :
- Un budget primitif de 2 milliards d’euros ;
- Plus de 600 millions d’investissement, ce qui marque le plus haut niveau jamais atteint par notre collectivité ;
- La poursuite de notre plan de relance, initié dès la fin du 1er confinement sans attendre les atermoiements de l’Etat, pour soutenir au plus vite nos entreprises et les plus fragiles.

Plus de 90 % des mesures sont déjà engagées pour :
- Protéger les Ligériens : • en soutenant en particulier le pouvoir d’achat des familles et notre jeunesse ; • et en combattant le chômage notamment à travers le dispositif « former plutôt que licencier » et en augmentant le nombre de places de formation pour les demandeurs d’emplois ;
- Soutenir notre économie avec déjà près de 4 000 entreprises aidées et des milliers d’emplois préservés, notamment dans l’industrie.
- Accélérer, encore, dans les domaines de la santé et de la croissante verte pour préparer l’avenir, car il y aura un après crise.

Ce budget il est aussi exceptionnel parce que nous ne renonçons au déploiement d’aucune de nos politiques publiques, ni à aucun projet. Notre situation budgétaire nous permet ainsi de mettre en œuvre notre bouclier anti-crise, sans renier nos engagements de 2015.

Sous l’impulsion de Christelle Morançais, nous sommes devenus la région championne de France de l’apprentissage quand la gauche n’y voyait qu’une voie de garage. Alors que la gauche n’a jamais réussi à endiguer l’afflux d’élèves et les accueillir dans de bonnes conditions, grâce à la mobilisation d’Antoine Chéreau, c’est la seconde rentrée consécutive pour laquelle nous n’avons pas besoin d’ajouter de modulaires, vous savez les provisoires qui deviennent définitifs !

Aussi le PS et les Verts avaient conduit la région à un véritable décrochage ferroviaire avec une baisse de la fréquentation (du réseau de 5% entre 2013 et 2014), nous l’avons fait augmenter de 10 % sous la conduite de Roch Brancour.

Nous avons ainsi réalisé ou engagé la quasi-totalité de nos engagements qui reposent sur des valeurs très simples :
- La Responsabilité, en refusant la gabegie, la bureaucratie et l’assistanat et en promouvant une écologie positive et réaliste ;
- La Liberté, celle d’entreprendre, de consommer, mais aussi de choisir son éducation ;
- La Fraternité à travers la promotion du bénévolat et le soutien de plus fragiles ;
- L’Equité pour tous et dans tous les territoires.

Ce budget il est exceptionnel enfin parce qu’à travers lui nous nous projetons dans la région de demain. Je m’arrêterai sur 3 exemples très concrets :

- La dotation à la rentrée 2021 d’un ordinateur portable aux lycéens de seconde et de 1re année de CAP. C’est une avancée considérable et un investissement fort de notre collectivité. Grâce à cette dotation, nous contribuons à faire basculer nos lycées dans le XXIe siècle. Tout au long du mandat, nous avons comblé le retard d’investissements numériques dans les lycées et rattrapé les erreurs du passé. La crise Covid, au cours de laquelle nous avons répondu à toutes les demandes de jeunes en difficulté qui avaient besoin qu’on leur prête un ordinateur, a confirmé la pertinence de notre choix vers la numérisation et l’utilité d’engager l’ultime étape de notre ambition du lycée 4.0 : l’équipement individuel des élèves avec un outil pédagogique adapté et un accompagnent prévention/danger du numérique.

- Le SRADDET mené d’une main de maître par Maurice Perrion, à travers lequel, après une intense concertation, nous portons l’ambition de faire des Pays de la Loire, la « green » région ; celle de l’équilibre territorial et de la ruralité dynamique – cela n’en déplaise à M. Thouzeau, de la mobilité durable, à l’économie circulaire, une région décarbonée et a énergie positive, qui tend vers zéro artificialisation et dont l’eau sera la grande cause, cause que M. Auxiette avait totalement oubliée.

- C’est enfin le Contrat de Plan Etat Région dont nous allons voter le protocole d’accord. Et là vous me permettrez de souligner la qualité de négociatrice de notre Présidente. En effet, sur la période 2021-2027, le CPER sera de 3,4 milliards d’euros, dont 1,7 milliards d’ici 2022 pour la relance. Juste à titre de comparaison, le CPER négocié en 2015 par M. Clergeau c’était moins d’1 milliard d’euros. Je vous laisse faire la règle de 3 pour mesurer toute l’efficacité de votre méthode face à celle de Christelle Morançais dont on peut maintenant attribuer le nom de Negociator !

J’invite donc les élus d’opposition et en particulier les élus socialistes à voter ce budget. Vous avez refusé de voter le plan de relance qui avait pourtant été co-construit avec les acteurs concernés et les élus régionaux.

Il est toujours regrettable qu’au nom d’une idéologie ou par ressentiment des élus n’agissent pas avec la responsabilité qui devrait être la leur. Ne sacrifiez pas l’intérêt des Ligériens comme ce fut le cas avec le projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes. Le mensonge d’Emmanuel Macron a des conséquences désastreuses à la fois pour notre territoire mais aussi pour l’autorité de l’Etat, devenue une vulgaire variable d’ajustement. Ainsi, dès qu’un grand projet structurant est lancé en Loire Atlantique, il sera contesté par la force avec la complicité de certains élus : Frossay, Saint-Père-en-Retz, Montbert… L’ombre de la ZAD plane sur chacun de nos territoires : quand François de Rugy passe, l’Etat de droit trépasse ! Le danger M. Nicolon il est chez vous.

Vous avez une seconde chance aujourd’hui en adoptant le BP. Soyez des élus responsables comme vos prédécesseurs l’ont été.

Je rappelle que dans le même cas de figure, après la crise financière de 2008, les élus de la droite et du centre avaient pris, eux, leur responsabilité et soutenu le plan de relance Jacques Auxiette en 2009, au nom de l’intérêt des Pays de la Loire et de ses habitants.

N’attendez-pas M. Clergeau votre Printemps car celui de vos amis marseillais se termine mal. Profitez de l’hiver pour sortir par le haut. Ce n’est pas votre chapeau que vous mangerez, on pourra même vous dire chapeau bas.

Je vous remercie. »