UMP 44

ACCUEIL > Installation du nouveau comité départemental

Actualités

Installation du nouveau comité départemental

Intervention de Franck LOUVRIER

Président de la Fédération Les Républicains de Loire-Atlantique

Comité départemental du 29 octobre 2018 - Nantes



Mes chers amis,

C’est avec beaucoup de plaisir que je me présente à vous comme Président de notre formation politique.

Je connais la difficulté de cette tâche et c’est peut être l’une des raisons pour lesquelles je me suis retrouvé seul à postuler à cette responsabilité.

Ce n’est pas au cours de ce premier comité départemental que j’annoncerai le nouveau bureau départemental pour deux raisons que vous allez comprendre : la première est que je souhaite que Laurent Wauquiez désigne le nouveau secrétaire départemental avant de constituer l’équipe départementale. Je tiens à saluer l’excellent travail, tout au long de ces années, de Gatien Meunier et son indispensable intérim ces derniers mois. Il est si précieux que j’ai bien l’intention de continuer à travailler avec lui mais c’est un peu tôt pour vous en parler.

La seconde raison de ne pas annoncer d’autres nominations est que j’ai réuni lundi dernier le bureau départemental : je tenais bien sûr à féliciter les 10 délégués de circonscription élus lors de nos élections internes. J’ai souhaité aussi leur donner une feuille de route essentielle pour le rebond indispensable de notre mouvement : 20 % de progression du nombre d’adhérents pour l’année dont 10 % avant fin janvier.

C’est un objectif ambitieux et réaliste. Nous sommes un parti de militants, le premier de France et nous devons le rester. Il n’est donc pas venu le temps de distribuer des postes mais de s’atteler à une mobilisation générale de ceux qui sont prêts à nous rejoindre ou qui se sont éloignés pour différentes raisons. Le renouvellement que vous avez souhaité en me confiant la présidence et en changeant certains de vos responsables locaux doit se traduire dans l’action. Notre survie politique est liée bien sûr à notre santé financière et je veux ainsi remercier Jean-Claude Daubisse pour son sens de l’engagement et la qualité du travail qu’il a accompli mais notre survie est avant tout liée à notre vivacité militante.

Le cœur militant doit continuer à battre fortement, surtout quand on voit la situation politique d’aujourd’hui.

D’abord le chef de l’Etat a dû être contraint de faire un remaniement après le départ de poids lourds du gouvernement. Il est incontestable qu’un remaniement est la conséquence d’échecs. Cette situation n’a pas amené Emmanuel Macron à faire son autocritique, à tirer les leçons de cette première année de présidence.

Les Français ne voulaient pas un nouveau casting, ils veulent des résultats : pas un mot sur les retraites, pas plus sur l’immigration, sur la CSG, sur l’insidieuse augmentation du carburant et la baisse du pouvoir d’achat. Dans le domaine de la communication, cette première année a malheureusement marqué les esprits par ce groupe de rap qui pose sur les marches de l’Elysée et par ce selfie des plus déplacés à Saint-Martin. La fonction présidentielle se désincarne : le "macaronisme" se "hollandise".

Ce Président semble déconnecté des réalités des Français. Il ne fait même pas l’effort de les écouter et de leur parler, sauf 8 mn dans la pénombre !

Le remaniement a donc eu pour principale conséquence de confier notre sécurité à un homme de gauche qui ne sait jamais fait remarquer dans le domaine sécuritaire ou si, à en lire la presse mais du côté des voyous. Le ministère de l’intérieur est passé du 2è au 11è rang protocolaire, le titulaire perdant ainsi son poids de ministre d’Etat. Est-ce prémonitoire de l’importance que donne le chef de l’Etat à ce ministère régalien ?

Alors que notre pays est menacé par une montée des communautarismes, Emmanuel Macron nomme un homme qui dit que le voile islamiste est comparable aux foulards de nos grands-mères... et a expliqué que le terroriste qui a tué le courageux colonel Beltrame lors de l’attentat de Trèbes dans l’Aude n’était pas dans la radicalité religieuse...

Christophe Castaner, tout au long de sa carrière politique à gauche, n’a jamais fait preuve ni de lucidité, ni de fermeté sur l’islamisme intégriste. Tout cela doit nous inquiéter !

Quant à la soi-disante politique de droite du gouvernement, c’est du Canada Dry : on vient de battre le record de prélèvements obligatoires avec 1 000 Mds €. On fait adopter une machine à cash pour flasher toujours plus les automobilistes avec la limitation à 80 km/h. Enfin, il n’y a jamais eu autant d’immigrés dans notre pays avec 242000 titres de séjour délivrés en un an ! Moi je suis désolé mais la droite ne se reconnaît pas dans cette politique...

Et en plus, avec leur arrogance sortie des grandes écoles -mais pas celle du terrain- ils nous prennent pour des benêts : il nous cache une augmentation du prix du carburant en prétextant que ce sont des mesures écologistes. Comment explique-t-on alors qu’on augmente le gazole mais aussi l’essence ? Pourquoi cet argent n’est pas réinjecté dans des mesures écologiques ? Il nous manquait les péages urbains, ils y pensent !

Ils veulent juste taxer une nouvelle fois le portefeuille des Français en nous racontant des bobards et en ne faisant pas l’effort suffisant pour réduire les dépenses publiques.

C’est sûr qu’il est plus urgent de rouvrir le débat sur la PMA pour adopter des postures et diviser les Français.

Car il est bien là l’objectif d’Emmanuel Macron : diviser pour continuer à régner ! Le petit jeu consiste à attirer par le pouvoir certains, pour qui l’ego est plus fort que les convictions. Il veut anéantir les partis à son profit et se satisfait bien de la montée médiatique des extrêmes. Le triste spectacle que nous a donné Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière nous conforte bien, après le piteux débat de Marine Le Pen entre les deux tours de l’élection présidentielle, que ces gens ne doivent pas être aux responsabilités.

Il nous revient donc de nous mobiliser pour que les Républicains retrouvent sa capacité de séduction !

Au moment où la gauche locale incarne une nouvelle fois l’immobilisme en ne souhaitant pas supprimer un échelon territorial - le conseil départemental - pour éviter de perdre des élus comme elle l’a fait du temps de Jean-Marc Ayrault en rejetant le projet de rapprochement des régions Bretagne et Pays de la Loire, au moment où elle se promeut en nommant la préfète des Pays de la Loire, directrice de cabinet de François de Rugy pour ses bons et loyaux services d’avoir bloqué le projet d’un nouvel aéroport, nous devons nous mobiliser.

Tout en respectant nos valeurs, nous devons correspondre à l’aspiration du pays. Pour accueillir de nouveaux adhérents et faire revenir ceux qui nous ont quittés il est important de changer nos comportements : plus d’ouverture et plus de débats. Je vous invite donc à faire cette démarche qui garantira nos prochaines victoires électorales.