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Conclusion de Francois PINTE - Budget de la Région

INTERVENTION DE FRANCOIS PINTE

1er Vice Président à la Region des Pays de La Loire

Mes chers collègues,

Au moment de conclure je voudrais commencer à mon tour par remercier l’ensemble du personnel de la Région qui nous a permis, au-delà de l’importance des chantiers déjà engagés, de présenter à notre Assemblée ce second budget en 1 an !

Chacun comprendra que j’ai un mot de reconnaissance pour le Directeur des Finances, Jean Pierre SABIO et ses équipes, ainsi que Vincent LECOMTE, notre DRH et ses équipes qui ont relevé le défi d’achever l’architecture de la nouvelle organisation Régionale avec et, contrairement à ce qui a été dit, un avis favorable du Comité Technique. Ce budget est avant toute chose la traduction de notre programme et les électeurs qui nous ont fait confiance peuvent constater 1 an après, que nous faisons ce que nous avons dit. Au fond, mes chers collègues, nos débats au cours de ces trois journées très denses, ont bien souligné nos différences avec la précédente majorité et on comprend d’ailleurs mieux la situation budgétaire qu’elle nous a léguée. Vous êtes définitivement fâchés avec la réalité des chiffres, et dire les choses de façon péremptoire n’autorisent pas tout, et certainement pas les impostures, comme nous l’avons démontré en démontant vos chiffres les uns après les autres. J’ai même l’impression que nous sommes à la fin d’un cycle et que les observateurs extérieurs ne sont plus dupes de vos façons de faire !

Au cours de nos débats, vous avez systématiquement commis trois erreurs qui illustrent votre gestion passée et les différences entre nous :

• D’abord, vous ne cessez de raisonner qu’en AP et en AE, en oubliant complétement les CP. C’est symptomatique car les annonces d’AP, ne sont que des mots tant que l’on ne les a pas inscrit en CP.

• C’est pourquoi, dans un souci de transparence, une nouveauté radicale de ce budget, c’est de présenter tous nos rapports non seulement en AP/AE mais également en CP, ce qui n’était pas la pratique de l’ancienne majorité ;

• Votre seconde erreur, qui va de pair avec la première, c’est de refuser de regarder la réalité des consommations budgétaires. Vous avez soutenu M. CLERGEAU, dans nos débats, que l’on ne devait faire des comparaisons que de BP à BP sans regarder les CA. Mais c’est juste une aberration ! Le principe de réalité, c’est bien sûr de regarder la réalité des consommations des lignes budgétaires précédentes pour ajuster au plus près du réalisé prévisionnel les lignes budgétaires du budget primitif.

Encore une fois, c’est de la bonne gestion. Et l’on a vu, à plusieurs reprise dans nos débats à quel point la réalisation de certaines lignes de vos BP antérieurs (en particulier le dernier BP du mandat, celui de 2015) a été faible au regard des annonces des budgets primitifs (S. HOUEL sur enseignement supérieur et recherche ; dépenses RH de formation dans ma propre commission, etc.). Et je pense que vous vérifierez systématiquement à l’avenir, vos exécutés passés et le montant des restes à payer que vous nous avez laissé avant de nous accuser de baisses. Et puisque le professeur Clergeau m’a donné hier des devoirs du soir sur les chiffres de la formation professionnelle, je vais lui rendre ma copie : Notre BP 2017 inscrit en formation et apprentissage très exactement 288,7 millions d’euros hors plan 500 000. Ce qui est sensiblement comparable vous en conviendrez au 291,6 que vous avez exécutés en 2015. Et si nous ne budgétons pas plus, c’est parce que pour nous, tout euro dépensé doit être justifié et peut être plus encore, lorsque nous parlons de formation. Formations dont nous évaluerons dorénavant systématiquement leur transformation en terme d’emploi. Parce que, prodiguer des formations qui ne débouchent sur aucun emploi, n’aide en rien les chômeurs !

• La troisième erreur enfin, c’est votre incroyable culot qui vous permet d’opérer des comparaisons entre le BP 2015 et le BP 2017 (qui plus est en AP/AE et pas en CP) en faisant fi des changements de périmètre du budget et des différentes commissions sectorielles. C’est ce qui vous a permis, pour prendre un seul exemple, d’écrire sans vergogne, dans un communiqué de presse, que les inscriptions budgétaires de la commission 1 (que je préside) augmentaient de 550% (une multiplication par 6,5, excusez du peu !) alors que ces crédits baissent en AP/AE comme en CP avec notre ferme volonté de maîtriser le « train de vie » de la collectivité ! Vous oubliez juste de signaler que le budget a totalement changé de périmètre entre 2015 et 2017 avec la loi NOTRe, le plan 500 000 ou encore le début de la programmation des fonds européens !

Voilà, je pense que vous prendrez les précautions à l’avenir de vérifier systématiquement vos exécutés passés et le montant des restes à payer que vous avez laissé avant de nous accuser de baisse. Au fond, ce qui vous gêne, c’est que vous sentez bien que la nouvelle majorité est en rupture avec votre gestion passée, qui n’était pas soutenable financièrement, et qui a été sanctionnée par la dégradation de la notation financière de notre collectivité par l’agence Standard & Poor’s en juin dernier. Ce budget primitif 2017 marque en effet une réelle rupture après la forte inflexion du budget 2016. Nous amorçons un travail long et patient de redressement de nos finances régionales autour de nos fondamentaux :

• Pas d’augmentation d’impôts ;

• Des économies proposées sur les dépenses de fonctionnement, à périmètre constant, de 10 M € entre 2017 et 2016 après une baisse de 5 M€ entre 2016 et 2015

• Une augmentation de l’épargne brute de 9 M [244,9 M contre 235,9 M] ;

• Un niveau d’investissement ambitieux mais en ligne avec nos capacités financières : 469,12 M (- 48,3 M hors amortissement de la dette, loi NOTRE et FEADER) ;

• Une baisse du recours à l’emprunt [- 15 M : 220,8 contre 235,8 M en 2016] ; Je note d’ailleurs qu’à l’occasion de nos débats, vous avez implicitement validé notre trajectoire financière (et donc reconnu que la trajectoire de votre gestion passée n’était pas soutenable) en présentant des amendements qui s’équilibraient globalement en dépenses et en recettes. Cette trajectoire financière, nous la tiendrons. Alors, bien sûr je sais bien qu’aucun groupe de l’opposition n’admettrez pas, par posture politicienne, son sérieux, mais la majorité est sereine car elle parle le langage de la vérité. Le seul juge de paix entre nous, ce sera donc la réalité des chiffres constatés aux comptes administratifs. Je vous donne donc rendez-vous en juin prochain pour constater ensemble que la majorité régionale tient ses engagements.

Enfin, permettez-moi de relever quelques contradictions dans vos discours : Vous nous reprochez d’avoir un programme Routier et vous dîtes que ce n’est pas dans nos compétences,


- c’est oublier que la loi NOTRe a été mise en place par votre gouvernement que vous avez soutenu durant 5 ans et qu’elle introduit précisément cette politique routière,
- et c’est oublier aussi l’accueil très positif que nous avons reçu des Conseils Départementaux et en particulier celui de Loire Atlantique qui s’est réjoui de notre schéma. 2ème contradiction : L’expérimentation ferroviaire voulu la encore par le gouvernement que vous soutenez où pour l’occasion vous nous jouez un rôle de contorsionniste dont personne n’est dupe, pour entretenir des clivages politiciens, en critiquant notre initiative qui n’est que la réponse à l’appel lancé par Manuel Vals. La réalité c’est bien de courage dont vous manquez. Nous, nous préférons regarder la réalité en face, dire la vérité, anticiper les évolutions qui s’imposent à nous, pour mieux peser sur les décisions futures et mieux les préparer.

CONCLUSION

Au fond, et j’en terminerai par la, la plus grande différence entre nous, la différence essentielle entre la droite et la gauche, qui a été illustrée à maintes reprises dans nos débats au cours de ces trois journées, c’est notre rapport à la réalité. Vous faites des mots, nous agissons. Et au moment de conclure, il me revient cette belle citation de Pierre Mendès France, à laquelle sera sensible M. CLERGEAU, j’en suis sûr : « Il faut affronter la réalité, il faut dire la vérité et il faut agir en sincérité » Et bien, mes chers collègues, c’est ce que nous faisons, au quotidien depuis un an, avec fierté en tenant le cap fixé par notre Président.

Je vous remercie.