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Communiqué de Laurence Garnier

Violences contre l’état de droit

Ville de Nantes : Laurence Garnier et les élus du Groupe Union de la droite et du centre réagissent à l’appel à manifester « contre la violence d’Etat » samedi prochain dans les rues de Nantes suite au décès de Rémi Fraisse.

Il est évidemment terrible de voir mourir un homme de 21 ans, quelles que soient les circonstances, et notre première pensée va à la famille du jeune Rémi.

La dimension émotionnelle de cette disparition, si tragique soit-elle, ne doit pas faire perdre leur sang-froid ni leur honnêteté aux responsables politiques de notre pays.

Car en démocratie, la première démarche dans un contexte comme celui-ci est la mise en place d’une enquête afin de retracer le déroulement précis des faits et établir les responsabilités au lieu de désigner à chaud des coupables. Aussi les propos de Cécile Duflot (ancienne ministre de François Hollande), qui accuse directement les policiers au lieu de s’interroger sur sa propre part de responsabilité, ne sont pas acceptables, pas plus que la récupération politique de ces événements par des députés écologistes, dont François de Rugy. Il convient donc d’attendre, comme le demande Manuel Valls, les résultats de l’enquête pour tirer les conclusions de ce dramatique et déplorable accident.

Du reste, il n’est pas plus acceptable sur le fond que des projets, décidés de façon régulière et démocratique par les pouvoirs publics, soient empêchés par des groupuscules d’activistes avec la complicité mal dissimulée de certaines formations politiques.

Nous notons également que la sensibilité des Verts à l’usage de la violence est très sélective : la mise à sac du centre-ville de Nantes le 22 février 2014 par les zadistes anti-aéroport (certes, bien heureusement sans victime) n’avait cependant tiré que de faibles protestations aux écologistes nantais.

L’hommage à Rémi Fraisse a entraîné de nouvelles violences dans les rues de Nantes cette semaine, alors qu’ailleurs ces mêmes manifestations de sympathie se sont déroulées le plus souvent pacifiquement. Empêtrée par l’immobilisme de l’État sur le projet de Notre-Dame des Landes, Nantes est en train de devenir une capitale de la contestation soi-disant écologiste et de la lutte anti-gouvernementale. Dans la perspective du nouvel appel à manifester « contre la violence d’Etat » samedi prochain dans les rues de Nantes, toutes les mesures doivent être prises pour que les Nantais, les commerces et équipements du centre-ville ne soient pas l’objet de nouvelles violences. C’est pourquoi nous appelons les élus écologistes nantais à condamner avec la plus grande fermeté ces agissements contre l’état de droit ainsi que leurs auteurs, et invitons le Préfet à ne pas autoriser cette manifestation si toutes les conditions de sécurité ne peuvent être réunies.