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Budget 2014 : toujours plus de dépenses et toujours moins de recettes

En 2014, le budget du Département atteindra 1,285 milliard d’euros.

Ce budget est caractérisé par une diminution inédite des aides de l’État au Département (- 3,5%) et par une augmentation des dépenses de personnel de notre collectivité (+ 5%).

Le principal problème de ce budget réside dans le fait que les dépenses sont connues, définies, déterminées alors que les recettes sont hypothétiques, floues, inconnues. Il faut d’ailleurs noter que la majorité de Gauche fait le choix de diminuer les budgets des compétences obligatoires : personnes âgées – 2.15%, collèges – 9%, transport scolaire – 4.7%, … mais est incapable de réaliser des économies sur le fonctionnement. Au contraire, le Département crée des délégations dans chaque territoire, chacune étant dotée d’un service ressources humaines, d’un service informatique et d’un service comptable, services qui n’apportent aucune plus-value à nos concitoyens. Chacun sait pourtant que ces fonctions peuvent et doivent être mutualisées pour diminuer au maximum les coûts.

Dans le même temps, les recettes sont incertaines. Confronté au « ras-le-bol fiscal », incapable d’assumer les politiques mises en place par le Gouvernement, la majorité de Gauche a fait le choix de ne pas fixer le taux d’imposition au titre des droits de mutation. Le Président du Conseil Général a fait le choix de repousser cette décision après les municipales de mars 2014, alors qu’il dispose de tous les éléments lui permettant de trancher.

Ce manque de courage politique et de rigueur intellectuelle n’est pas de nature à rassurer les habitants de Loire Atlantique et encore moins à les réconcilier avec le personnel politique.

Conséquence : l’épargne brute fond comme neige au soleil, - 30%, et la dette du département augmentera en 2014.

Le Conseil Général vivra donc en 2014 au-dessus de ses moyens dans un contexte national tendu.

Il est pourtant indispensable de s’interroger dès aujourd’hui, au local comme au national, sur l’avenir.

Notre conviction, c’est que cet avenir passe par :

- un recentrage des collectivités sur leurs compétences obligatoires,
- une diminution des dépenses de fonctionnement et donc le non-remplacement de tous les agents partant à la retraite,
- la stabilité fiscale,
- la spécialisation des collectivités avec une collectivité en charge de l’éducation, une du développement économique et donc la fin de la clause de compétence générale.

L’enjeu est bien d’innover pour faire autant, voire mieux, mais de manière différente.

Car pour survivre, nos collectivités doivent procéder à une révolution. La dépense publique doit diminuer.

Nous n’avons pas d’autres choix si nous voulons de la croissance, de la richesse et de l’emploi.

André TRILLARD pour le Groupe Démocratie 44 au Conseil Général