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Avenir des retraites

Retraites : la Gauche au pied du mur !

Soyons clairs, c’est la Gauche qui est la principale responsable du problème de financement de nos régimes de retraite. C’est le pouvoir socialiste, obsédé par la volonté d’entrer dans l’histoire des conquêtes sociales, qui a décrété en 1982 le passage de l’âge légal de départ en retraite de 65 à 60 ans, au moment même où nos voisins européens songeaient déjà à repousser cette limite pour prendre en compte l’allongement de la durée de vie.

Prisonniers d’un bagage idéologique du passé, les socialistes ont été dans le déni permanent sur cette question fondamentale des retraites et n’ont jamais eu l’intelligence ni l’audace de soutenir la moindre réforme. Le choc démographique est une réalité indéniable mais le PS n’a rien voulu voir : là où nous avions 3 cotisants pour 1 retraité en 1985, nous n’en sommes plus qu’à 1,4 cotisants pour 1 retraité. La crise aussi est une réalité. Elle a dégradé les perspectives pour notre régime de retraite dont le déficit atteindra les 20 milliards d’euros en 2017 et nécessite de poursuivre les réformes engagées par notre famille politique. Car ce qui est certain, c’est que si la droite n’avait pas eu le courage de mener de grandes réformes en 1993, 2003, 2007 et 2010, la situation serait infiniment plus grave : notre système de retraite par répartition aurait déjà implosé.

François Hollande et sa majorité sont aujourd’hui rattrapés par la réalité et se retrouvent dans l’obligation de porter une réforme des retraites dont ils ont toujours contesté la nécessité pendant des années. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme est déjà bien mal engagée et qu’elle laisse apparaître au grand jour les divisions de la Gauche.

Au sein du Gouvernement deux lignes semblent se dégager : d’un côté ceux qui préconisent un rapprochement des systèmes public et privé, de l’autre ceux pour qui les inégalités entre les deux régimes ne sont pas si criantes. De son côté, comme pour mieux marquer sa différence, le PS qui vient de publier un texte d’orientation de neuf pages sur ce dossier des retraites défend l’idée d’une réforme a minima. Victime de son aile gauche qui plaide pour le report d’une réforme qu’elle juge « ni opportune, ni urgente », le PS s’enferre dans une posture tout aussi dogmatique qu’irresponsable. En réalité, la rue de Solferino s’inquiète des conséquences électorales d’une réforme à moins d’un an des élections municipales et européennes de 2014.

Tiraillé entre les injonctions de la Commission européenne, les craintes des syndicats et les dissensions internes à son parti, François Hollande sait qu’il marche sur des œufs. Reste à savoir si le souci de l’union des socialistes va l’emporter sur la crédibilité de la France vis-à-vis de ses partenaires européens à engager une réforme difficile. Des mesures en faveur des jeunes, de la pénibilité et de l’égalité hommes-femmes auraient les faveurs du Gouvernement et pourraient servir à compenser les sacrifices qui seront demandés aux entreprises, aux actifs et - pour la première fois - aux retraités eux-mêmes. En revanche, le problème des inégalités entre régimes n’est pas à l’ordre du jour. Pour le Gouvernement AYRAULT, la justice consiste à demander un effort similaire à tous, alors que tout le monde ne part pas du même point.

Pour dépasser le stade de la "petite réforme", les solutions sont pourtant connues depuis longtemps : reculer l’âge de départ à la retraite, cesser d’alourdir les prélèvements et le coût du travail, rapprocher les régimes de la fonction publique et les régimes spéciaux du régime privé. Ne pas oublier – enfin – le problème des petites retraites agricoles dont la pension moyenne (680 euros par mois) se situe aujourd’hui en France en-dessous du seuil de pauvreté. Lors de la campagne présidentielle, les socialistes s’étaient engagés sur le lancement d’un plan quinquennal de revalorisation des retraites agricoles : force est de constater que ce plan n’a malheureusement toujours pas été lancé.

Les Français réclament l’équité et attendent plus d’uniformité dans le système. La rentrée sociale risque d’être chaude à défaut de solutions équitables !

Jérôme GUIHO, Délégué de la 10ème circonscription