UMP 44

ACCUEIL > Argumentaire "annonces d’E. Macron"

Actualités

Argumentaire "annonces d’E. Macron"

Chers Amis,

Veuillez trouver ci-joint un argumentaire relatif aux annonces d’Emmanuel Macron lundi dernier.

Vous en souhaitant bonne lecture.

Amitiés

Franck Louvrier, Président Départemental

Gatien Meunier, Secrétaire Départemental


Emmanuel Macron multiplie les annonces : qui payera ?

Il faut réduire la dépense publique pour réduire durablement les impôts et les charges

Emmanuel Macron a fait de nouvelles annonces pour répondre à « l’état d’urgence économique et sociale » (le 18 janvier 2016, François Hollande avait déjà déclaré : « il y a aussi un état d’urgence économique et social à proclamer »).

- SMIC : « le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 € par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a promis Emmanuel Macron. Mais il ne s’agirait pas d’une hausse du SMIC mais de la prime d’activité. Tous les salariés au SMIC ne sont donc pas concernés : par exemple, un couple sans enfants touchant chacun le SMIC n’en bénéficiera pas ; un salarié à mi-temps au SMIC n’en bénéficiera pas. Par ailleurs, seul 1 salarié sur 10 est au SMIC. Les classes moyennes sont oubliées.

- Prime de fin d’année : le président de la République a également demandé « à tous les employeurs qui le peuvent » de verser « une prime de fin d’année à leurs employés » qui elle aussi sera sans impôt ni charge. « Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime », a regretté François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

- Suppression « en 2019 » de la hausse de la CSG subie cette année par les retraités « pour ceux qui touchent moins de 2000 euros par mois » (soit, un revenu fiscal de référence de moins de 34600 euros pour un couple). « L’effort qui leur a été demandé était trop important et n’était pas juste. » Depuis un an, les Républicains critiquent ce matraquage fiscal des retraités foncièrement injuste.

- Heures supplémentaires « sans impôt ni charges dès 2019 ». Emmanuel Macron annonce donc une défiscalisation et non plus simplement une désocialisation des heures supplémentaires. A plusieurs reprises, les Républicains ont appelé à mettre en oeuvre cette mesure.

- Une concertation nationale pour bâtir le socle d’un « nouveau contrat pour la nation ».

- Dans le cadre de ce débat, Emmanuel Macron a également déclaré : « Je veux aussi que nous mettions d’accord la nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter. » Il est paradoxal de proposer un débat sur l’immigration alors même qu’Emmanuel Macron vient d’approuver le Pacte mondial sur les migrations en catimini, sans même avoir daigné organiser un débat parlementaire.

En comptabilisant la moindre recette de l’annulation des hausses de taxes sur les carburants et le chauffage (4 milliards d’euros) et les mesures déjà annoncées par Edouard Philippe sur le chèque énergie et la prime à la conversion (500 millions d’euros), la facture est donc bien supérieure à 10 milliards d’euros.

La France va devoir « sans doute creuser le déficit public, de manière strictement temporaire », pour financer les mesures annoncées par Emmanuel Macron, a estimé mardi Richard Ferrand, en assurant qu’il serait revenu sous les 3% du PIB en 2020. Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques, a déclaré que la Commission européenne « suivra avec attention l’impact des annonces faites par le président ».

Pour rappel, le déficit public va augmenter l’année prochaine pour la première fois en 10 ans. Il était déjà prévu qu’il passe de 2,6% à 2,8%. Avec les promesses d’Emmanuel Macron, il devrait dépasser les 3%.

Les dépenses publiques ont déjà augmenté de plus de 20 milliards d’euros cette année et devaient augmenter encore de 24 milliards l’année prochaine, ce qui fait + 44 milliards d’euros en 2018-2019, plus encore que sous François Hollande.

« Il n’y a pas quelque chose qui vous a marqué dans le discours d’Emmanuel Macron ? Pas un mot sur le financement des mesures annoncées... Pas un mot sur des mesures d’économies sur le gaspillage de l’argent public... Ma crainte, c’est que les primes d’aujourd’hui ne soient les impôts de demain.

Qui finance ? Qui paie ? S’il n’y a pas d’économies sur la dépense publique, ce seront les Français qui paieront. La seule façon de redonner durablement du pouvoir d’achat aux Français, c’est de baisser la dépense publique afin de baisser les impôts et les taxes. » Laurent WAUQUIEZ

Le 9 octobre 2018, les Républicains ont détaillé un plan de réduction de la dépense publique de 20 milliards d’euros par an avec un objectif : libérer les Français du fardeau fiscal qui pèsent sur eux.

Pour baisser durablement les impôts, les taxes et les charges, il faut avoir enfin le courage de réduire la dépense publique.

- 1. Porter progressivement le temps de travail à 39 heures par semaine dans la fonction publique et diminuer les effectifs (2,4 milliards d’euros d’économies la première année, 10,6 milliards d’euros par an à terme), avec suppression de la surrémunération des temps partiels (800 millions) et instauration de 3 jours de carence en équité avec les salariés du privé (400 millions) ;

- 2. Baisser le train de vie de l’État en rationalisant le parc immobilier public (1 milliard), en optimisant les achats publics (500 millions), en accélérant la digitalisation des administrations (500 millions) et en vendant la moitié du parc automobile administratif (500 millions) ;

- 3. Réformer les retraites en alignant le mode de calcul du public sur le privé et en supprimant les régimes spéciaux, ce qui générera des économies de gestion (1 milliard la première année, 5 milliards par an à terme) ;

- 4. Améliorer la prévention santé (300 millions), développer les parcours de soin et l’e-santé (1milliard la première année et 5 milliards par an à terme) ;

- 5. Sortir de l’assistanat et valoriser le travail par une aide sociale unique (5 milliards sur les seuls coûts de gestion). Il existe aujourd’hui 47 aides sous conditions de ressources dont le coût avoisine 100 milliards d’euros.

- 6. Responsabiliser les bénéficiaires de la santé gratuite (CMU-C) par une participation forfaitaire (300 millions), durcir et systématiser les sanctions pour les chômeurs qui refusent de chercher un emploi (1 milliard) et réformer le régime des intermittents en luttant contre les abus (500 millions) ;

- 7. Lutter implacablement contre les fraudes sociale et fiscale (1 milliard) ;

- 8. Supprimer l’Aide médicale d’État (AME) pour ne prendre en charge que les soins d’urgence (800 millions) et conditionner à 3 ans de cotisations l’accès des étrangers aux prestations sociales : RSA, minimum vieillesse, allocations logement et allocations familiales… (2 milliards) ;

- 9. Réduire le financement public des syndicats (1 milliard).

Dans sa région, Laurent Wauquiez a baissé de 15% les dépenses de fonctionnement, des économies inédites et inégalées, ce qui permet de ne pas augmenter la fiscalité régionale, et même de baisser de 20% la taxe régionale sur les carburants.

Par ailleurs, nous appelons au retour au calme. « J’ai soutenu dès le début le mouvement des gilets jaunes car ce sont des Français qui travaillent et qui sont assommés de taxes et d’impôts. Je suis allé à leur rencontre de nombreuses fois. La seule question est comment sortir de la crise. Mon souhait est que samedi prochain, il n’y ait pas de manifestations. Je ne peux pas rester silencieux quand on voit la France s’abîmer. On ne construira rien sur des décombres. On ne peut pas construire sur le chaos. Notre responsabilité, c’est l’intérêt de la France. » Laurent WAUQUIEZ